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 Temple d'Isis ~ Le salon des invités

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Sàga
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MessageSujet: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Jeu 15 Mar - 20:22



Dernière édition par Sàga le Jeu 15 Mar - 21:34, édité 2 fois
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Sàga
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MessageSujet: Re: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Jeu 15 Mar - 20:46


La visite de l'île fut plutôt rapide. Je racontais beaucoup de choses à Damian. Cette île avait une histoire, elle était le dernier bastion d'une religion ancienne qui avait été étouffée mainte fois. Autrefois, l'île était à elle seule une ville, le premier nome au sud du pays appelé autrefois Haute Égypte. Le temple d'Isis daté de l'époque de Nectanébo Ier et il avait été terminé sous l'occupation romaine. C'était donc l'un des derniers nés de la civilisation pharaonique, ce qui expliquait en partie la parfaite conservation du temple. Isis n'avait pas été la première maîtresse de ces terres comme le témoigne le temple de la déesse Hathor sous sa forme de lionne Tefnout, maîtresse de la Nubie. Plus tard, elle fut assimilée à Isis, car selon la légende l'époux et frère de cette dernière avait son tombeau sur une île voisine, celle de Biggeh. L'île avait traversé le temps et surtout avait été confronté à beaucoup de transformations. Il restait encore à ce jour des parties du temple d'Isis portant encore la marque de l'église copte consacrée à Saint Étienne qui avait vu le jour grâce à l'intervention de l’évêque Théodore, vers 550. Ces marques du temps passé n'avaient pas été toutes effacées lorsque les sœurs avaient restauré de nouveau le culte de la magicienne sur l'île. Les travaux leur avaient beaucoup coûté, mais, heureusement pour elles, le trésor de notre ordre qui nous vient depuis les temps anciens est inépuisable. Seules les grandes prêtresses se transmettent le secret de son emplacement. Je savais moi-même où il se trouvait actuellement et, en juger par la quantité, plusieurs générations pourraient encore allègrement y piocher dedans. Toutefois ruiner le trésor n'était pas non plus raisonnable, aussi en contrepartie je devais le faire grossir. Eh oui prendre, c'était aussi donner. J'étais dépensière, mais je pouvais me le permettre, car je faisais en sorte de rembourser mes dettes avec le trésor. Je vous rassure tout de suite le trésor n'est pas un fantôme ou un monstre quelconque capable de venir bâton en main vous rouer de coups sous prétexte que vous n'avez pas payé votre dette. En revanche, on peut aisément culpabiliser, je pense que l'histoire qu'on sort aux futures grandes prêtresses y est en grande partie pour quelque chose. Moi-même je n'y ai pas échappé et pourtant je ne culpabilise jamais. Je suis toujours en accord avec moi-même et l'idée que je fasse souffrir mes amant(e)s ne m'a jamais traversé. Je ne pense jamais aux sentiments qu'ils peuvent ressentir en me voyant avec une autre personne qu'eux. Je ne connais pas la raison de mon insensibilité, je les considère bien comme des êtres pensants et pas comme casse-croûte. Il faut vraiment chercher l'erreur. J'imagine que c'est en partie dû au fait que je ne suis jamais tombée amoureuse. Peut-être qu'au fond je n'ai pas de cœur...

La visite se termina dans la chambre qu'occuperait Damian. Je devais l'admettre que la pièce avait beau être réservée à des invités, elle ne les attendait pas vraiment. Il allait falloir que je lève le camp. Cet endroit ne serait plus un domaine inoccupé et je respectais le terrain des autres. C'est sans doute pour cela que l'on ne m'a pas encore flanqué dehors avec mon bazar qui rend ce temple digne de la caverne d'Ali Baba.

-Je ne laisserai pas ce lieu dans cet état rassurez vous, je trouverai toujours une pièce pour entreposer tout ça. En attendant, si un truc ou deux vous plaît, mettez le dans un coin, je vous en fait cadeau. Je vous laisse bien attendu tout le mobilier de la chambre et j'espère que vous n'êtes pas contre les repose-têtes en bois en guise d'oreiller... Sinon il va falloir faire commande de coussins... Ce n’est pas difficile à faire remarque...

J'avais dit ça d'un air nonchalant alors que je ne savais pas coudre sans me piquer. J'avais éludé sa question le temps de trouver quelque chose à dire. Cependant, cette chose ne vint pas aussi je ne fis pas éterniser le silence plus longtemps après ce long babillement de maîtresse de maison.

— Pour répondre à votre question concernant votre rôle ici, eh bien, je n'y ai pas réfléchi encore. Qu'est-ce que vous aimez faire dans la vie ?

Je me mis maintenant à chercher une chaise du regard pour pouvoir discuter convenablement, n'en trouvant pas, je soupirai pour l'interrompre grossièrement avant qu'il me réponde.

-Il n'y a pas de fauteuil ici, on va aller au salon, suivez-moi.

Nous prîmes à nouveau le même couloir que pour l'arrivée et nous tournâmes à droite pour nous retrouver dans le salon des invités de marque.
-Voilà, asseyez vous je vous prie.

J'en fis autant avec soulagement de mon côté et je lui souris avec douceur, l'invitant tacitement à poursuivre notre conversation.
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Damian
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MessageSujet: Re: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Mer 2 Mai - 19:07

Décidément pleine de surprise, ma maîtresse me cédait une chambre d'invité et me proposait me servir dans l'amoncellement d'objets en tous genres qui disparaîtrait bientôt de ma nouvelle chambre. A peine arrivé, j'étais traité comme un roi, alors je commençais sérieusement à se demander si je ne m’ennuierais pas ici... Je n'avais aucun effort à fournir, aucune place d'honneur à obtenir comme récompense de mes loyaux services, tout lui était donné à son arrivée sur un plateau d'argent. Certes j'aimais ma tranquillité et vivre dans un luxe sommaire, mais le fait de se donner corps et âme pour plaire à son maître donnait une raison de se dépenser, cela égayait une vie trop tranquille qui pourrait en devenir ennuyeuse. C'était un but que je me donnais à chaque fois, mais ici ça ne marcherait pas, Sàga était beaucoup trop généreuse dès le départ. Si je faisais de mon mieux pour lui plaire j'aurais le droit à quoi ? A un comté ? Ca ne me donnait même pas envie. Mais par contre, sa personnalité m'étonnant toujours plus au fur et à mesure des minutes qui s'étaient écoulées depuis notre rencontre, cela me donnait envie de la connaître mieux, de comprendre qui elle était et pourquoi cela faisait d'elle ce qu'elle était. Servir une personne intéressante était divertissant.
Son histoire de repose tête m'intrigua quelques secondes - le temps de me rendre compte qu'il devait s'agir d'une certaine coutume lié à une certaine croyance de je-ne-sais-qui. Il est vrai que j'étais plutôt du genre coussins édredons et draps souples, une question de volupté. Mais je n'y prêta pas plus attention quand elle changea de sujet. Car elle lui répondait le plus simplement du monde qu'elle ne savait que faire de lui. Avait-elle réellement de l'argent à en jeter par la fenêtre et à en acheter des esclaves quand l'envie lui passait ? Non, franchement cette réponse l'estomaquait intérieurement, même s'il avait l'impression qu'il aurait du s'en douter bien avant de poser la question. Sur ce, elle me demanda simplement à quelles tâches je m'adonnais chez mes anciens maîtres. Je ne pris pas le temps de répondre dans l'instant car elle m'invitait déjà à l'accompagner dans le salon pour discuter dans une situation plus confortable.

Sur ce je lui emboîtais le pas et je m'assis dans le sofa alors qu'elle se réservait le fauteuil tout près. Le temps qu'elle m'invite à poursuivre, j'avais jeté un coup d'oeil autour de moi, admirant les colonnes pierres, gravées finement au burin et peintes avec des tons assez pâles mais plutôt naturels. Ces colonnes étaient majestueuses et nombreuses, ce qui encore une fois laissait entendre une certaine richesse. Le mobilier lui était on ne peut plus confortable, bien que le tout reste sobre dans les couleurs et les formes.

"Bien. Pour répondre à votre question, je vous rappellerais qu'en tant qu'esclave, nous ne pouvons nous permettre de faire ce qui nous chante. Nous obéissions, c'est tout. Après, je peux répondre autrement, différencions alors les tâches que l'on m'a octroyé par le passé et ce que j'apprécie à faire de mon temps libre."

Je marquais une pause volontaire, le temps de m'installer de façon plus confortable, me permettant de m'étaler un peu plus et de ne pas rester assis droitement sur le sofa. On me prenait pour un invité ? Alors je ferais l'invité. Elle me parlait en toute franchise, me demandant ce que j'aimais, je lui répondrais donc avec la même franchise. Tout en me calant, j'avais pris une pose mettant quelque peu en avant mon corps d'Apollon, c'était devenu une habitude, même si par la passé cela me servait à émoustiller l'imagination et le désir de mon maître.

"J'aime particulièrement vivre dans le confort et vivre au rythme que je l'entends. J'aime aussi écouter et regarder. Cela peut vous paraître étrange du fait qu'un esclave n'est pas sensé disposer de son temps à sa guise, ni se prélasser dans la volupté, mais il y a ici deux raisons. La première, l'homme par nature n'aime-t-il pas ce qui ne lui est pas accessible ? Les personnes qui n'ont pas le temps de s'occuper d'eux ne rêvent-ils pas d'être perdu seul au milieu de nulle part, n'ayant pour occupation que celle de se préoccuper de soi ? Ma deuxième raison est toute autre. Oui, j'ai déjà eu l'occasion de disposer de luxe et de temps libre et c'est quelque chose que j'adore car cela me permet de songer et de prendre le plaisir à regarder sa vie passer car c'est la preuve la plus belle de notre existence.
"Mais cela n'ayant rien à voir avec les tâches que l'on m'a donné, je changerais de sujet. Depuis le temps où j'étais un homme libre, bien du temps à passé mais j'ai eu tout de même la chance d'avoir su me donner pour avoir ce que je souhaitais et surtout d'être tombé sur des personnes qui n'attendaient qu'une chose, que l'on fasse leur bon plaisir. En conséquence, même si j'ai commencé ma vie à tailler les pierres à la pioche dans les carrières, mon rôle se résume le plus souvent à celui de serviteur et d'amant.
"Sur ce, je reposerais moi-même ma question autrement ... Qu'attendez -vous de moi ?"


J'avais tout à fait conscience que j'avais raconté pour ainsi dire ma vie à ma Dame, mais je savais - je sentais - qu'elle serait plutôt intéressée que je lui dévoile plus que ce qu'elle me demandait. Elle avait beau être imperturbable, je la sentais curieuse. L'important n'était peut être pas les mots que j'avais prononcé, mais peut être plus la façon dont je les avais énoncé. J'étais resté serein, parlant calmement et distinctement mais répondant au franc regard de ma maîtresse et laissant ma voix traîner sur les derniers mots de façon à les imprimer dans les pensées de celle que je servirais à présent.
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Sàga
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MessageSujet: Re: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Lun 30 Juil - 13:33

J'étais bien assise sur mon fauteuil. Il me maintenait le dos droit et m'assurait de bénéficier d'un certain confort que j'appréciais. L'homme que j'avais acheté me faisait maintenant face, prêt à reprendre notre conversation. J'espérais qu'il saurait m'éclairer sur ses fonctions d’antan. Lui attribuer une tâche n'était décidément pas dans mes ressorts. Je pouvais tout aussi bien lui offrir la liberté sans rien exiger en retour. Dans ce cas, cela resterait certainement de l'argent jeté en l'air. Que pouvais-je lui offrir ? Peut-être allait-il s'ennuyer ? Je devais lui donner un but... Mon menton reposait sur ma main dont le coude lui-même reposait sur un accoudoir. Je dévisageais l'ancien esclave tout en réfléchissant à sa réponse.
Il m'expliqua le rôle d'un esclave en règle général et je ne l'interrompis pas pour ne point paraître grossière. Grosse modo, je savais en quoi consistait ce rôle, mais je ne voyais pas trop ce que je pouvais lui attribuer comme tâche. Il pouvait aller et venir comme il l'entendait.

Mon île était peuplée d'hommes et de femmes libres. Les tâches ménagères étaient le quotidien de tout un chacun et je tentais de faire vivre paisiblement toute ma communauté. Ce qui n'était pas toujours tâche facile. J'avais embauché des serviteurs bien sûr, mais ils n'étaient pas pour autant des esclaves. Ils étaient payés après tout. Dans ma logique, je préférai qu'il aborde ce qu'il savait déjà faire, ce qu'il aimerait faire et ensuite nous parlerions de ces loisirs. D'abord le plus contraignant, ce qui était le plus urgent. Je le laissais s'installer à son aise d'un air approbateur. J'aimais bien quand les personnes se laissaient aller. Je voulais qu'elle se sente dans mon temple comme si elles étaient chez elles. Bien sûr, si j'oubliais les rangs en règle générale, j'étais toutefois tenue de les respecter lorsqu'il s'agissait de visites officielles. Je ne recevais pas de très hauts dignitaires, mais il m'arrivait que le palais m'envoie une personne pour contrôler mon île. Je ne voyais pas cela d'un très bon œil. Ce n'était jamais de bons vivants, mais de personnes très collet monté et très pointilleuses. En quelques mots ? À mourir d’ennuis. Honnêtement, j'avais réussi à briser les barrières de quelques-uns, mais ces derniers étaient aussitôt remplacés. Depuis quelques années maintenant, c'était un petit vieux d'allure très respectable, le regard bleu électrique et impénétrable. Il me menait la vie dure. Il était terre à terre, pointait du doigt mon attitude dépensière. Bien sûr, il n'avait rien puisque l'argent n'était pas de l'état, ni même du prince. Mais il me sommait régulièrement de mettre le holà si je ne voulais pas finir ruiné. Selon lui, il aurait été bien que je travaille comme n'importe quelle femme. Je me demandais ce qu'il entendait sérieusement par n'importe quelle femme et cela m'inquiétait. Parlait-il des tâches ménagères ? Il est vrai que je n'étais pas très doué en couture. Les trois quarts du temps, les objets animés par mes pouvoirs magiques accomplissaient aussi bien les tâches auxquelles ils étaient dévolus que mes servants. Je n’étais toutefois pas une faignasse. Il m'arrivait de retrousser mes manches absentes et de travailler aux champs lors de la crue. J'aimais particulièrement le travail de la terre et j'entretenais mon propre jardin d'herbes médicinales. Bon il est vrai que je me fatiguais assez vite, je n'étais pas un homme après tout et le soleil ne me portait pas toujours dans son cœur. Je vénérai la déesse qui l'avait trompé pour lui extorquait son véritable nom et ses pouvoirs. Bien sûr, ce noble nom avait servi aux desseins de la déesse mère qui les avaient octroyés à son fils Horus dans la guerre qui l'opposait à son oncle Seth, donc au final la tromperie était louable et non condamnable.

Ma personne toutefois n'était pas la plus importante dans cette affaire. N'ayant pas interrompu mon interlocuteur, celui-ci venait tout naturellement de prendre la suite des opérations en attaquant de prime abord ses loisirs... Bah... Pourquoi pas ? Je n'étais pas du genre à couper la parole et, puisqu'il était lancé, laissons le faire. Je l'écoutais donc de bout à bout jusqu'à ce qu'il conclut sur ses tâches habituelles qui étaient celles d'amant et de serviteur.

Je me mordis donc les lèvres par réflexe et la douleur m'aida à garder mon calme. Non, ce n'était pas une bonne idée de s'emporter sur ce genre d'affaires. L'idée qu'il puisse devenir mon amant et garde-manger personnel m'effleura. C'était une idée douce et attrayante, mais il fallait revenir sur terre et continuer la conversation. Je tapais des mains et une de mes servantes, une superbe demoiselle, tout en forme, les yeux verts émeraude pétillants de malice apparut transportant pâtisseries et thés. Je la remerciais et ne put m'empêcher de rire en voyant qu'elle faisait de l'oeil à notre nouveau pensionnaire. Je ne doutais pas qu'elle allait très bientôt essayer d'y mettre la main dessus, sans bien sûr avoir la mauvaise idée de m'en déposséder. Ses mœurs étaient tout à fait libres et nous en avions discuté maintes fois.
-Merci, Nofret, tu peux disposer pour le moment. J'ai encore à discuter calmement avec Damian.
Nofret éclipsa non sans glousser gaiement. Elle ne me tenait pas rigueur de son renvoi, elle avait l'habitude.

-Dites-moi, qu'est-ce qui vous a mené d'être en vente ? Il est vrai que vous avez l'air d'avoir servi plusieurs maîtres, mais pourquoi passer de main en main ? Se sont-ils lassés ? Sont-ils morts ? Et dites-moi ce que vous souhaiteriez avoir… Cette chose-là sera votre objectif puisqu'il vous faut un but....

Je pris une tasse de thé et l'invitait d'un geste à en faire autant.
Je croisais mes jambes de manière assez subjective sans en avoir réellement conscience et je regardais attentivement Damian de mes beaux yeux rouges.
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Damian
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MessageSujet: Re: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Ven 24 Aoû - 12:56

J'étais apparemment trop bavard pour elle, même si elle semblait m'écouter sérieusement. Fallait-il arriver à la conclusion tout de suite ? D'accord, il suffisait de demander. Je n'avais pas réellement envie de la barber dès notre rencontre. J'allais devoir apprendre à faire plus concis, et puis en même temps les longs discours ne m'allaient pas. Elle, par exemple, allait directement au but : elle voulait savoir pourquoi, malgré toutes ses qualités, j'étais venu à me retrouver en vente sur le marché égyptien. Il est vrai que ça ne faisait pas tout de suite bonne figure quand on avouait qu'on avait servi plus d'une personne dans sa vie, mais je savais moi-même que j'avais de bonnes raisons à donner, je ne craignais pas pour sa réputation. Mais je notais tout de même que Sagà posait déjà quelques hypothèses, c'était donc réellement de la curiosité...

Gardant mon sérieux et ma position confortable, j'amena donc l'histoire à son résumé le plus bref avant de conclure :

"Il y en a effectivement eu un mort de vieillesse, d'autres manquaient de richesses et ont donc revendus la plupart de leurs esclaves et pour les derniers, j'étais simplement devenu trop encombrant au regard de leurs proches. Ma propre aspiration est de servir mon maître mais vu que vous ne semblez pas avoir besoin de mes services, je ne sais à quoi vous pourrez m'employer, c'est assez regrettable. Je peux peut être simplement aider aux champs ..."

Il est clair que cela faisait un certain temps que je n'avais pas été utilisé pour des travaux physiques - autre que de combler mon maître - mais cela ne devrait pas me faire de mal. Je m'étais certainement trop habitué au luxe, il était temps que je me rappelle ce qu'était une vie d'homme à notre époque.

Bien entendu, même si ma proposition était sérieuse ainsi que ma propre observation, je savais déjà auparavant qu'aux côtés de ma nouvelle maîtresse, je garderais une certaine aisance, il n'y avait qu'à voir la chambre qu'elle m'accordait... et à voir cette charmante Nofret, tous les serviteurs de cette île n'étaient pas mal aisés, que se soit dans leur qualité de vie ou même de leurs libertés intellectuelles. Le regard que cette servante m'avait lancé était tout à fait clair et non dissimulé. Sagà ne s'en offusquait apparemment d'aucune raison.

Prenant alors la tasse de thé qui m'était servie, je goûtais ce breuvage tout en attendant le fin mot de l'histoire. J'espérais simplement avoir été assez clair dans mes intentions.
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MessageSujet: Re: Temple d'Isis ~ Le salon des invités   Jeu 30 Aoû - 21:15

Cet homme me fascinait et j'étais tout bonnement curieuse d'en apprendre davantage sur lui. Bon, je l'avoue, c'était dans ma nature d'agir de cette manière aussi ouverte envers les personnes que je ne connaissais pas. Le résumé de ses péripéties m'amusa légèrement. Un maître mort de vieillesse considérait comme, encombrant par les femmes et les enfants des autres, son CV était impressionnant et démontrait qu'il n'avait jamais failli une fois. Trop parfait ? Peut-être l'était-il, dans ce cas tant mieux, mais dans l'autre cas, qu'importe ? Après tout le passé était synonyme d'expérience, il n'était pas forcement utile d'avoir de vains regrets. Sa principale aspiration était de servir son maître... Hum, je dois dire que cela m’excita un peu. C'est une personne bien zélée, comme on peut si bien le constater. Toutefois, j'espère qu'il a un peu de caractère et de personnalité. Je ne veux pas qu'il soit un miroir d'indifférence. Un peu de passion dans ses beaux yeux ne lui ferait pas de mal. Décroisant de nouveau mes fines jambes blanches, je fais mine de me pencher légèrement en avant pour servir le thé. Je verse dans un premier temps le liquide ambré dans sa tasse et dans second temps je la lui donne affectant un sourire des plus encourageants. Je me sers ensuite et je me cale de nouveau contre le dossier du fauteuil que j'occupe, tasse dans les mains.

Il avait ajouté que si je ne savais pas quoi faire de lui, il pouvait aussi travailler dans les champs. Pourquoi pas ? Les paysans pouvaient être vraiment sexy, torses nus avec un peu de sueur bien aux endroits où il fallait. J'avais dans l'idée d'adhérer à sa suggestion, mais je me doutais que c'était plus une idée en l'air. Aussi, même si je ne savais pas en quoi faire de lui, cette proposition n'était pas très judicieuse. Je bus une gorgée de thé et je pris le temps de la savourer d'un air pensif. Que pouvais-je faire de cet homme ? Agir comme ses anciens maîtres et le prendre comme amant ? Je n'avais rien à perdre en tout cas. Il était mon genre et j'avais bien envie d'en croquer un bout...

-Hum, c'est une éventualité pour vous de travailler en tant que paysan... Mais dites-moi, vos anciennes fonctions vous plaisaient-elles ? Dites-le-moi franchement, parce que je ne serai certainement pas contre de vous redonnez-les même, mais je préfère vous laisser le choix. Après tout, vous avez une conscience et vous savez certainement ce qui est bon pour vous...

Je lui adressais mon plus beau sourire et j'en profitais pour ensuite de finir de siroter ma tasse de thé. Ce dernier était rudement bien préparé et je n'avais pas senti le besoin de me nourrir de ses pâtisseries qui reposaient sur ma table. Pourtant, j'étais de ces femmes qui ne prenaient même pas un gramme et qui pouvaient se permettre de s'empiffrer autant qu'elles voulaient. Seulement, ce n'était pas suffisamment nourrissant. La nourriture humaine ne me donnait pas les forces dont j'avais besoin pour me faire tenir debout. Elle me rassasiait juste légèrement. Pourtant, je n'étais pas dépourvu du sens du goût, si bien que je prenais généralement assez de plaisir à goûter les mets ayant les saveurs les plus fortes : épicé, acidulé, salé, sucré et amer.

-N'hésitez pas à vous servir et à vous considérer comme invité... J'ai peut-être un rôle à vous attribuer et qui vous permettra d'apporter votre propre pierre à l'édifice de cette île. Enfin, sachez toutefois que je ne vous retiendrai pas prisonnier de cette île...


Je pris une pause avant de continuer sur ma lancée. Je lui laissais ainsi le temps de se servir et de se languir un peu. Après tout, il fallait bien que j’attise sa curiosité.

-J'ai besoin d'un conseiller, mais aussi d'un espion. Vous possédez un physique extrêmement avantageux et qui pourrait séduire maintes personnes. Je ne suis pas parano, mais j'aime me tenir au courant des potins de la terre ferme, voire même de secrets délicieusement dangereux qui pourraient être liés aux sœurs d'Isis, l'ordre de sorcellerie que je diri...


Le « ge » du mot se perdit légèrement lorsque je me mis à lui mordiller le lobe de l'oreille. Durant mon petit monologue, je m'étais levée et j'avais fait le tour de la pièce jusqu'à m'installer près de lui pour oser faire ce que je venais de faire. J'avais agi de manière spontanée et pour lui montrer qu'il me plaisait bien. Toutefois, je me relevais presque aussitôt pour me réinstaller dans mon fauteuil pour constater sa réaction.
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